Raymarine aide un voilier à surmonter la tempête


S/V Image | Marine Electronics by Raymarine

Découvrez l'incroyable récit du navigateur Barry Stedman, expliquant comment son pilote automatique Raymarine l'a sauvé de conditions difficiles alors qu'il naviguait depuis les Bahamas vers la Caroline du Sud


Barry Stedman, Owner S/V Imagine | Marine Electronics by Raymarine

Je naviguais au large de Great Sale Cay, aux Bahamas, à destination de Beaufort, en Caroline du Sud. Il s'agissait d'un voyage au large, passant au cœur du Gulf Stream sur une grande partie du trajet. Mon bateau est un sloop Catalina de 50 pieds datant de 2002 et doté d'un Raymarine Linear Drive 2 et de son système de pilote automatique actuel. Mon équipage, Kathryn Ellis et moi-même étions à plus de 125 km de la côte américaine.

Selon les prévisions, des orages étaient susceptibles de se produire dans l'après-midi, à l'instar du jour précédent. Ces orages devaient se développer au-dessus de la terre ferme et se diriger comme à l'accoutumée vers le nord-est et l'est. Au moment où les cellules orageuses ont rejoint le Gulf Stream, elles avaient une vitesse d'environ 20 à 25 nœuds avec de la pluie : rien d'inquiétant, et une situation normale pour cette période de l'année. Avec notre radar Raymarine, nous avions l'habitude de les éviter.

J'ai décidé cependant de regarder la météo à l'aide de Raymarine Sirius Weather sur un traceur de cartes Raymarine. À mesure que le temps passait, un vaste front orageux se développait sur toute la côte de la Floride jusqu'en Géorgie (en ROUGE et JAUNE sur le traceur de cartes). Il se déplaçait de manière classique, perdant de la force au fur et à mesure qu'il avançait sur l'océan (en VERT). J'ai décidé cependant de continuer à regarder. Au lieu de se désagréger, le front se regroupa en une seule grande cellule orageuse, d'environ 125 kilomètres d'envergure sur 80 kilomètres de profondeur. L’orage apparaissait à présent en ROUGE et il se dirigeait droit sur nous.

Barry Stedman, Owner S/V Imagine | Marine Electronics by Raymarine

Il apparut derrière nous comme une masse à deux niveaux (blanche et grise), accrochée dans le ciel. Il n'y avait pas de panache descendant, ce qui suggère habituellement peu de vent à l'intérieur des nuages. Toutefois, grâce aux données de Sirius et du radar Raymarine, j’ai vu que ce n'était pas une tempête ordinaire. J'ai commencé à parer le bateau en repliant complètement le génois et en prenant deux ris dans la grand-voile. J'avais mis mon harnais, prêt à prendre un troisième ris, lorsque j'ai vu des vagues se précipiter vers nous. J'ai alors changé de direction pour éviter un empannage. Les premières rafales frappèrent à 78 nœuds. Le bateau accéléra jusqu'à 11,2 nœuds, sans compter le Gulf Stream.

Le système Raymarine AIS indiqua un navire à tribord, avec une trajectoire convergente. Je l'ai appelé pour demander de l'espace de manœuvre, et le navire s'écarta. Il y eut deux appels de détresse à peu près à ce moment-là, mais sans aucune position donnée.

Le pilote automatique Raymarine manœuvra bien mieux que je ne l'aurais pu. Les vagues étaient des déferlantes, et non des moutons. Nous avons alors filé avec le vent, empannant de nouveau face à un vent apparent d'environ 40 nœuds. Cette manœuvre avait pour but d'éviter le porte-conteneurs afin qu'il puisse reprendre sa route vers Savannah. Le capitaine nous proposa d'ailleurs de venir nous couvrir.

La tempête dura environ deux heures. À part quelques minutes, le pilote automatique Raymarine a été aux commandes pendant tout ce temps. Sa performance ? Superbe. Son degré de contrôle a dépassé toutes mes attentes. Imaginez des vagues qui se rompent en eau blanche et leurs éclaboussures projetées par-dessus le bateau, avec des vents passant rarement sous les 60 nœuds. Le pilote automatique « savait » quoi faire, éloignant le bateau du vent, etc. À aucun moment je me suis dit que la situation allait devenir problématique Je craignais davantage qu'un hauban cède en raison des charges pesant sur le mât et la voile. En fait, je pense qu'avec la dextérité du pilote automatique, il était plus sûr de naviguer sous une voilure réduite que d'essayer de hisser haut face à ces vagues déferlantes.

D'ailleurs, j'ai maintenu mon moteur en marche au pire moment de la tempête pour assurer la puissance nécessaire.

Excellent pilote automatique!

Barry Stedman

S/V Imagine